DPE du quartier Charolles à Charolles : bâti ancien et bilan énergétique
Le quartier Charolles, à Charolles, rassemble les 720 DPE géolocalisés de l’échantillon analysé pour la ville. Le bâti ancien y occupe une place importante, tandis que les logements classés F ou G représentent 15,7 % des diagnostics.

Le dossier énergétique du quartier Charolles repose sur 720 diagnostics de performance énergétique géolocalisés dans la commune de Charolles, en Saône-et-Loire. Cet ensemble correspond aux 720 DPE de l’échantillon analysé à l’échelle de la ville. Cette particularité est essentielle pour interpréter les résultats : les indicateurs du quartier et ceux de la commune portent ici sur le même ensemble de diagnostics. Leur concordance ne constitue donc pas une comparaison entre deux parcs distincts. Les données décrivent les logements diagnostiqués, sans permettre de conclure que tous les logements du quartier sont représentés. Elles fournissent néanmoins des repères pour examiner la place du bâti ancien, la répartition des étiquettes et les estimations énergétiques. Pour une vente ou une location, ces repères donnent un contexte local, mais ne remplacent pas la lecture du diagnostic propre au bien concerné.
Un bâti majoritairement antérieur à 1975
| Étiquette | Logements diagnostiqués (Charolles) | Part du quartier |
|---|---|---|
| A | 4 | 0,6 % |
| B | 6 | 0,8 % |
| C | 164 | 22,8 % |
| D | 255 | 35,4 % |
| E | 178 | 24,7 % |
| F | 86 | 11,9 % |
| G | 27 | 3,8 % |
La période de construction dominante est celle d’avant 1948, qui représente 41,9 % des diagnostics du quartier. Plus largement, 75,0 % concernent des logements construits avant 1975. L’ancienneté constitue donc un trait important de l’échantillon, sans suffire à expliquer la performance de chaque bien. Les chiffres fournis ne détaillent ni les travaux déjà réalisés, ni les équipements, ni les caractéristiques constructives. Ils ne permettent pas non plus d’attribuer une étiquette précise à une période de construction. Côté typologie, les maisons individuelles représentent 44,2 % des logements diagnostiqués ; le reste correspond à des appartements, qui sont donc majoritaires dans cet ensemble. Cette coexistence invite à distinguer les situations lors de la lecture d’une annonce : un résultat global de quartier ne décrit pas à lui seul une maison ancienne ou un appartement particulier.
- Avant 1948 : 41,9 % des diagnostics. Il s’agit de la période dominante fournie, mais pas d’une majorité absolue à elle seule.
- Avant 1975 : 75,0 % des diagnostics. Ce périmètre inclut les logements d’avant 1948 ; les deux proportions ne doivent donc pas être additionnées.
- Maisons individuelles : 44,2 % de l’échantillon. Le reste se compose d’appartements, sans ventilation fournie des étiquettes entre ces deux catégories.
- Surface médiane : 72 m². Ce repère décrit le centre de la distribution des surfaces diagnostiquées, et non la surface de chaque logement.
L’étiquette D domine avec 255 diagnostics
La classe D est la plus représentée, avec 255 diagnostics sur les 720 analysés. Elle est suivie par la classe E, qui compte 178 diagnostics, puis par la classe C, avec 164 diagnostics. Ces résultats montrent que le profil du quartier ne se résume pas à ses logements les moins performants : les classes intermédiaires occupent une place importante dans l’échantillon. À l’autre extrémité de la répartition, les classes A et B comptent respectivement 4 et 6 diagnostics. Les classes F et G rassemblent 86 et 27 logements, soit 113 passoires énergétiques et une part de 15,7 %. Il faut toutefois éviter de relier automatiquement ces étiquettes à l’ancienneté du bâti. Aucune répartition croisant période de construction et classement énergétique n’est fournie, et aucun historique ne permet de décrire une amélioration ou une dégradation du quartier.
- Classes A et B : 4 diagnostics en A et 6 en B. Ces étiquettes sont peu représentées dans l’échantillon local.
- Classe C : 164 diagnostics. Ce groupe est moins nombreux que ceux des classes D et E.
- Classe D : 255 diagnostics. C’est l’étiquette la plus fréquente, sans qu’elle puisse être attribuée par défaut à un logement du quartier.
- Classe E : 178 diagnostics. Elle constitue le deuxième groupe par effectif dans la répartition fournie.
- Classes F et G : 86 diagnostics en F et 27 en G. Leur total de 113 représente 15,7 % de l’échantillon.
Les mêmes indicateurs que Charolles, dont 15,7 % de F et G
Le quartier affiche exactement la même part de passoires énergétiques que Charolles dans son ensemble : 15,7 %. La concordance concerne aussi le coût énergétique annuel médian estimé, à 1 408 €, la consommation médiane, à 217 kWh/m²/an, et la surface médiane, à 72 m². La part du bâti antérieur à 1948 est également identique, à 41,9 %. Le quartier n’apparaît donc ni au-dessus ni au-dessous des références communales disponibles. Cette égalité s’explique par le périmètre analysé, puisque les 720 diagnostics géolocalisés du quartier correspondent à l’échantillon de 720 DPE de la ville. Par ailleurs, les valeurs de coût, de consommation et de surface sont des médianes, et non des moyennes arithmétiques. Pour situer un bien, il convient ainsi de parler de repères communaux plutôt que d’une performance moyenne calculée qui n’est pas fournie.
Une consommation médiane de 217 kWh/m²/an
La consommation médiane de 217 kWh/m²/an constitue un repère de lecture pour les logements diagnostiqués. Le coût énergétique annuel médian estimé de 1 408 € apporte une autre information, exprimée cette fois en euros par an. Il s’agit bien d’une estimation énergétique, et non d’un montant garanti pour un futur occupant. Les données fournies ne précisent pas les conditions individuelles d’utilisation des logements et ne donnent pas de factures constatées. Il serait également incorrect de réunir automatiquement ces deux médianes avec la surface médiane de 72 m² pour fabriquer le portrait d’un logement réel : ces valeurs ne concernent pas nécessairement le même bien. Pour examiner une annonce, mieux vaut donc considérer séparément la surface, l’étiquette et l’estimation annuelle du logement, puis les rapprocher avec prudence des repères du quartier, sans en déduire une dépense personnelle certaine.
Vendre ou louer dans un quartier comptant 113 passoires
Pour préparer une vente, la répartition locale aide à présenter la situation énergétique du logement sans généralisation. Une classe D s’inscrit dans le groupe le plus représenté, avec 255 diagnostics, tandis qu’un bien F ou G appartient à un ensemble de 113 logements diagnostiqués. Ces effectifs ne permettent cependant de calculer ni une décote, ni une valeur de vente, ni l’effet d’éventuels travaux. Pour une location, l’estimation énergétique propre au bien mérite également d’être distinguée du repère médian de 1 408 € par an. Le dossier fourni ne contient pas de règles juridiques permettant de conclure à l’admissibilité locative d’un logement selon sa classe. Dans les deux situations, la démarche consiste à examiner le diagnostic individuel, à préciser les caractéristiques connues du bien et à identifier les informations manquantes avant de tirer une conclusion sur le projet.
Questions fréquentes
Le quartier Charolles est-il moins performant que la ville de Charolles ?
Aucun écart n’apparaît dans les indicateurs fournis : la part de F et G est de 15,7 % aux deux échelles, et la consommation médiane atteint dans les deux cas 217 kWh/m²/an. Cette égalité doit être interprétée avec précaution, car les 720 diagnostics du quartier constituent aussi l’échantillon analysé pour la ville. Il ne s’agit donc pas de deux ensembles indépendants permettant de mesurer un écart territorial.
Un logement ancien du quartier est-il nécessairement classé F ou G ?
Les données ne permettent pas cette conclusion. Si 41,9 % des diagnostics concernent des logements d’avant 1948 et 75,0 % des logements d’avant 1975, aucune ventilation ne relie ces périodes aux étiquettes. Les classes F et G représentent 15,7 % de l’ensemble. Pour connaître la situation d’une maison ou d’un appartement ancien, il faut se référer à son propre diagnostic plutôt qu’à son seul âge de construction.
Peut-on utiliser les 1 408 € médians pour prévoir le budget d’un logement ?
Les 1 408 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé de l’échantillon, pas à une dépense individuelle garantie. Ce montant donne un contexte pour lire les informations d’un bien proposé à la vente ou à la location. Il ne remplace ni son estimation énergétique propre ni l’examen de ses caractéristiques. La surface médiane de 72 m² ne suffit pas non plus à transposer ce coût à un autre logement.